Lors de ce duel j'étais Aydal Cumo, Chevalier Jedi en quête de perfection, convaincu de maîtriser les subtilités du Makashi. Ce duel contre le Maître Nick marqua pourtant un tournant décisif dans ma compréhension de cet art.
Dès l’engagement, j’ai cherché à imposer mon rythme avec une approche fluide, précise, faite de frappes légères et rapides, visant à tester sa défense. J’exploitais mon jeu de jambes pour tourner autour de lui, fidèle aux principes du Makashi, élégance, économie, contrôle. Mes attaques se voulaient intelligentes, cherchant moins la puissance que la faille.
Mais très vite, j’ai compris que je faisais face à bien plus qu’un simple praticien expérimenté.
Le Maître incarnait pleinement l’essence du Makashi. cCaque parade était minimale, chaque mouvement parfaitement mesuré. Là où je voyais une ouverture, il n’y voyait qu’une opportunité de lecture. Il ne subissait jamais, il comprenait. Et pire encore, il anticipait.
Lorsque j’ai accéléré, faisant pleuvoir les attaques pour le submerger, il n’a pas cédé. Il s’est contenté de laisser passer la tempête, déviant juste ce qu’il fallait, attendant patiemment l’instant où mon engagement deviendrait une faiblesse. J’ai tenté feintes, changements de rythme, attaques en croix, balayages jusqu’à engager une offensive décisive.
C’est là que j’ai commis mon erreur.
Dans ma volonté de conclure, j’ai offert une intention trop lisible. Le Maître a saisi cet instant avec une précision redoutable avec déviation, esquive millimétrée, puis entrée dans ma garde. Son estoc aurait pu mettre fin au combat. Par instinct, j’ai improvisé, une roulade acrobatique, utilisant son propre mouvement pour passer dans son dos et contre-attaquer.
Une manœuvre risquée qui aurait pu porter ses fruits mais il avait déjà vu plus loin.
Pour la première fois du duel, il révéla sa seconde lame. Une riposte immédiate, maîtrisée, transformant ma tentative en nouvelle faiblesse. Pris de court, épuisé, je n’ai pu que défendre tant bien que mal face à cette pression soudaine, bien différente de la retenue qu’il avait maintenue jusque-là.
Le duel s’acheva non par une blessure, mais par une leçon.
Dans un dernier mouvement, il frappa mon sabre avec une précision parfaite, me désarmant sans me blesser. Un geste pur du Makashi, victoire par contrôle, non par destruction.
Ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle. Je ne maîtrisais pas le Makashi, je ne faisais que l’imiter et le Maître, lui, l’incarnait.
Aujourd'hui devenu Maître de L'ordre Jedi et sous la tutelle de Maître Kear dans la voie duelliste je prend la mesure de mes erreurs et je ne peux qu'attendre une nouvelle confrontation afin de me tester sur l'usage de cet forme de combat au sabre que je chéri tant.