Maat Kowan

Maat Kowan
Chevalier Jedi Gardien, Emissaire du Conseil, Délégué Jedi auprès de l'état-major de l'APL

Journal d'apprentissage : Reed Baynet-Ohdein

Journal d'apprentissage — Reed Baynet-Ohdein Entrée 01
Journal d'apprentissage — Reed Baynet-Ohdein Entrée 01


J'ai rencontré Reed Baynet-Ohdein ce soir dans les hangars du Temple alors que j'effectuais une inspection de routine sur une navette.

Après une courte discussion, il m'a demandé comment nous faisions tous « ces trucs de Jedi ».

La question était formulée exactement de cette manière.

J'ai décidé que nous avions le temps de travailler sur le vocabulaire plus tard.

Je lui ai expliqué qu'il prenait le problème dans le mauvais sens.

On ne comprend pas comment vole un vaisseau en observant uniquement sa carlingue. Il faut comprendre ce qui permet à la propulsion d'exister avant de chercher à comprendre le mouvement du vaisseau lui-même.

Les capacités que l'on associe aux Jedi sont comparables. Elles sont des conséquences. Comprendre la Force doit venir avant de chercher à comprendre ce qu'elle permet de faire.

Nous avons ensuite rejoint les jardins du Temple.

Je lui ai demandé ce qu'il pensait être la Force, puis nous avons discuté de ce qui relie les êtres vivants et de la manière dont nous apprenons à percevoir cette connexion.

Je lui ai ensuite demandé de chercher un point de paix intérieure.

L'exercice s'est révélé plus difficile que prévu.

Après plusieurs tentatives, Reed a admis ne pas savoir exactement ce qu'il cherchait. En poursuivant la discussion, il a fini par identifier un souvenir qui s'en rapprochait.

Une permission.

Une terrasse.

Un verre.

Aucun appel de son équipe.

Aucun supérieur.

Aucun rapport à remplir.

Aucune urgence.

Je dois reconnaître que cette réponse explique beaucoup de choses.

Là où certains décriraient un temple, une méditation ou un paysage paisible, Reed a immédiatement pensé à un moment où personne n'attendait quoi que ce soit de lui.

Cela confirme une impression déjà présente : il est profondément ancré dans le concret.

Lorsqu'il cherche la paix, il ne cherche pas un état d'esprit.

Il cherche l'absence de problèmes à résoudre.

Ce n'est pas forcément un mauvais point de départ. C'en est simplement un autre.

Je lui ai demandé de répéter l'exercice chaque jour.

Pas nécessairement dans les jardins.

Pas nécessairement en méditation.

Simplement prendre quelques minutes pour s'arrêter et observer ce qui se passe lorsqu'il cesse de courir vers l'objectif suivant.

Je soupçonne qu'il trouvera cela plus difficile que n'importe quel entraînement physique.

Il n'a pas contesté la consigne.

Ce qui m'inquiète davantage.